L'Amour avec un grand A
- 1 févr. 2025
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 juil. 2025
Newsletter #5 par Isabelle

L’amour est indispensable à la vie. Il n’y a pas de vie humaine sans amour. Au sens propre du terme. Je m’explique. Lorsque deux êtres humains procréent, c’est-à-dire mettent en commun leur patrimoine génétique pour engendrer une nouvelle vie sur terre, l’énergie qui rend possible la fusion des cellules est une énergie d’Amour. Qu’il s’agisse de l’énergie formidable qui propulse le spermatozoïde ou de la capacité d’accueil et de fécondation de l’ovule. Cela ne signifie pas que cet homme et cette femme s’aiment, simplement que leurs cellules à ce moment-là, qu’ils en soient ou non conscients, sont traversées par une énergie d’amour.
D’où vient cette énergie ? Comment la nommer ?
l’apprivoiser ? la reconnaître ? et l’exprimer ?
C’est le sujet de cette newsletter.
Qui médite ou atteint des niveaux de conscience élevés sait que dans un état de bien-être optimal nous ne ressentons plus que de l’Amour, un amour serein, paisible, pour tout et pour tous. Cet état qui n’est pas le Nirvana, mais l’étape avant la destruction de l’égo et la fusion avec la source, nous indique la possibilité que nous avons toutes et tous d’être en harmonie avec l’autre. Mais comment ressentir cela concrètement, avec un être de chair et de sang, doté de qualités mais aussi de défauts ?
En lâchant prise. C’est-à-dire en n’ayant pas d’attente, et en ne laissant pas prise aux attentes de l’autre.
La plus grande erreur que nous commettons lorsque nous aimons quelqu’un est d’attendre de cette personne qu’elle remplisse un vide affectif. Nous nous présentons à l’autre en état de manque et lui disons : « Aime-moi s’il te plaît. J’ai tellement envie d’être aimé(e). »
Nous sommes alors comme des enfants qui demandent à être nourris.
Or, le véritable amour de soi, nous sommes les seuls à pouvoir nous le donner en aimant chaque millimètre de notre être.
Ce n’est évidemment pas toujours facile tant l’amour conditionnel est notre norme. Mais si nous parvenons à nous aimer suffisamment, l’autre n’est plus là alors pour remplir le puits sans fond de notre vide affectif. C’est un être autonome, libre d’aimer ou non ce que nous sommes. Cela veut dire aussi qu’il n’y a rien à changer dans la personne que nous sommes pour être aimé.e de l’autre. Simplement accepter que l’autre n’est peut-être pas celui ou celle qui nous verra comme nous devrions nous voir, c’est-à-dire, dans l’acceptation inconditionnelle de qui nous sommes. C’est en cela qu’il n’y a pas d’attente. On est qui l’on est. On rencontre un homme, une femme, plusieurs. Ils sont qui ils sont. On aime ou non la personne qu’ils sont. On fait un bout de chemin ensemble, parfois toute une vie. D’autres fois on se sépare et on fait un autre bout de chemin avec quelqu’un d’autre parce que cette nouvelle personne, à ce moment-là de notre existence, nous voit tel que nous nous voyons. Et c’est OK.
L’amour n’est pas fixe.
Il n’est pas immuable ou enfermant.
Il est.
Il n’est plus.
Il est autrement.
L’amour est une énergie et comme toutes les énergies,
il se transforme.
La deuxième grande erreur que nous commettons, c’est l’enfermement.
Nous voulons contenir l’amour dans un cadre. Nous avons inventé pour cela toutes sortes d’institutions : le couple, le mariage, la famille.
Je ne remets pas cela en cause, mais il faudrait pouvoir s’interroger sur ce qui anime notre couple, notre mariage, notre famille (celle qu’on a créée, pas celle dont on a hérité) et se demander : sont-ils traversés d’amour ou reposent-ils sur des conditionnements ?
Par exemple, un conditionnement fréquent pour une femme est qu’il faut se marier et avoir des enfants à tel âge. Pour un homme ça pourra être de mesurer son accomplissement à sa capacité à assurer la subsistance d’une famille. Ces influences nous les subissons toutes et tous, à moins de vivre sur une ile déserte (et sans Wifi !). Cela n’empêche pas de faire des choix en conscience. On peut ainsi se poser les questions suivantes :
Quelle est l’énergie aujourd’hui qui anime mon couple ?
Est-ce réellement de l’amour ?
Si ce n’est pas le cas, comment puis-je faire pour (re) trouver en moi et avec l’autre l’étincelle d’amour inconditionnel qui devrait nous lier de la même manière que se sont liés au moment de la conception les cellules de deux êtres humains ?
Parfois, la réponse passe par une séparation. Mais ce qui est sûr, c’est que cette flamme, nous sommes toutes et tous capables de la ressentir. Elle est en chacun de nous. Elle est Vie. Nous ne serions pas là si nous ne l’abritions pas. Le problème, pour beaucoup d’entre nous, est plutôt d’arriver à l’exprimer. Traumatismes, blessures, séparations, peurs…
La liste est longue de tout ce qui empêche l’expression de l’Amour. Cependant, rien n’est jamais impossible.
Le cœur — en tant qu’espace énergétique qui abrite à la fois notre âme, notre affectivité et notre capacité à transcender la mort par l’expression de qui nous sommes (enfants, créations, rêves, aspirations) — est sans doute la partie de nous la plus résiliente qui soit !
On peut avoir le cœur brisé par le plus terrible des chagrins d’amour, si on prend la peine de nettoyer énergétiquement l’impact de cette blessure, on sera étonné de voir qu’on a retrouvé le cœur d’un nouveau-né prêt à embrasser la vie avec amour.
Ne pas dire à l’autre « Je t’aime » quand on ne le ressent pas vraiment car on crée alors chez l’autre une attente qu’on n’est pas en mesure de remplir, alimentant ses conditionnements, le privant de trouver l’amour ailleurs.
Arrêter une bonne fois pour toutes de croire que l’Amour n’est pas possible, même si l’on a été très blessé.e. Mieux vaut s’interroger sur ses croyances et déconditionner ce qui doit l’être de manière à retrouver l’intégrité affective de son cœur.
Aimer ! Aimer ! Aimer ! Tout. Soi. Les autres. Son chien. Les gamins des autres si on n’en a pas. Sa famille (celle dont on a hérité). Aimer ! C’est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire. J’en reviens toujours à notre conception : deux cellules traversées par une énergie d’amour s’unissent. On ne vit pas si on n’aime pas.
Accepter qu’il y ait toutes sortes de façons d’aimer. Il n’y a pas une manière d’aimer. Il y a celle qui nous convient et qui est bonne pour nous. Et ce n’est pas nécessairement le genre d’histoires d’amour romantiques que nous vendent la télé et le cinéma. Une religieuse va exprimer son amour inconditionnel dans la contemplation de Dieu. Un homme qualifié de coureur est peut-être sincère avec chaque femme qu’il rencontre. Il n’est juste pas fait pour aimer longtemps. Il devrait avoir l’honnêteté de le dire et ne pas s’engager dans une relation de couple exclusive. D’autres encore exprimeront leur amour inconditionnel à travers l’amour qu’ils portent à leurs enfants, leurs
amis, les membres de leur communauté…
Vivre l’amour romantique inconditionnel n’est pas obligatoire.
Ce qui est obligatoire, c’est d’aimer.
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